"Les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix."
Acte constitutif de l’UNESCO

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Préserver l'eau c'est préserver la vie. Quelle décision prends-tu aujourd'hui pour demain?.

PLURAL + Video Festival 2012 des jeunes sur l'inclusion sociale et les migrations Les appels à la participation des jeunes



New York (Février 1, 2012) –
L'Alliance des Nations Unies des civilisations (UNAOC) et l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) à inviter les jeunes du monde à soumettre des vidéos originales et créatives centrées sur PLURAL + thèmes: migration, la diversité et l'inclusion sociale.

Reconnaissant les jeunes comme de puissants agents de changement social dans un monde souvent caractérisé par l'intolérance, et les divisions culturelles et religieuses, PLURAL + invite les jeunes à relever les principaux défis dans leurs communautés liées à l'intégration des migrants, l'intégration, l'identité, la diversité, les droits de l'homme et  la cohésion sociale, à la fois au niveau local que mondial. Les jeunes jusqu'à 25 ans sont invités à soumettre des vidéos courtes de cinq minutes maximum.

Marc Scheuer, Directeur du UNAOC, a déclaré «pluriel + vidéos s'adaptent très bien dans cette conversation très pertinente:. La façon de construire des sociétés plus inclusives où nous pouvons tous vivre ensemble en harmonie" Michele Klein-Solomon, Observateur permanent auprès de l'Organisation des Nations Unies, l'OIM , a ajouté «pluriel + vidéos touche des questions très sensibles d'une manière très réelle. Les videos regardent les réalités des gens. Nous aimons voir les jeunes exprimer leurs idées profondes d'une manière qui permet l'ouverture d'un dialogue ".

Producteur indépendant des médias et PLURAL + 2011 membre du jury Renzo Devia dit: «J'ai été étonné de voir comment ces jeunes cinéastes ont créé ces vidéos et j'ai vraiment apprécié le travail qu'ils ont mis dans ces productions. Probablement les choses les plus impressionnantes sont les histoires. J'ai beaucoup appris de différentes cultures et des questions sociales de divers pays ".

PLURAL + prend en charge l'expression des jeunes de leurs opinions en leur fournissant une variété de plates-formes médiatiques et les réseaux de distribution, y compris les émissions, des festivals vidéo, conférences et événements à travers le monde. PLURAL + ne fournit pas seulement aux jeunes une plate-forme efficace pour s'exprimer sur les migrations et les questions clé de la diversité, mais renforce également la ferme conviction de l'OIM et UNAOC que les jeunes sont des agents puissants et créatifs du changement social.

Un jury international prestigieux, sélectionnera trois gagnants dans chaque catégorie d'âge (9-12, 13-17, 18-25). Tous les lauréats seront invités à New York, tous les frais de voyage payés, pour présenter leur travail à PLURAL + 2012 Cérémonie de remise au Paley Center for Media, le 6 Décembre 2012.

PLURAL + et les organisations partenaires décerneront des prix et des possibilités professionnels, tels que présenter leurs travaux lors de festivals cinématographiques et vidéo, des conférences et des événements à travers le monde.

PLURAL + date butoir de 2012 pour la présentation vidéo est le 1er Juillet 2012. Les premières présentations sont encouragés. De plus amples informations, y compris les directives, règlements, sentences, et le formulaire d'inscription peut être trouvé à l'PLURAL + site Web à: http://pluralplus.unaoc.org

Vous pouvez regarder PLURAL + 2011 gagnants ici

PLURAL + est un projet conjoint de l'UNAOC et l'OIM avec le soutien de nombreux partenaires internationaux, y compris: la Fondation Anna Lindh, Chinh Inde, Cine y Salud en Espagne, la COPEAM, le Forum Universel des Cultures de la Fondation, MEC Serbie, NEXOS, Roots & Routes en Allemagne, le Royal Commission du Film en Jordanie, Sans frontières Film Festival, SIGNIS, télévision des Nations Unies, l'UNESCO AV plate-forme, le turc Centre culturel de New York, Gülen Institut, TAL, bloc mondial, Scalabrini International Migration Network, Paley Center for Media et unial Rouge.



Questions fréquemment posées
1.    Prendre part à PLURAL+
Quel est le but du festival de vidéos PLURAL+? 
PLURAL+ est un outil permettant aux jeunes de partager leurs pensées et opinions au sujet de la migration et de la diversité. PLURAL+ offre aux jeunes une plate-forme pour communiquer ce qu’ils pensent et ce qu’ils souhaitent faire au sujet de la diversité.
Qui peut soumettre une vidéo à PLURAL+? 
Un concurrent est une personne qui soumet une vidéo à PLURAL+. Le concurrent doit être une personne active dans la fabrication de la vidéo si celle-ci est développée par un groupe.

Qui peut prendre part à PLURAL+?

PLURAL+ est pour les jeunes âgés entre 9 et 25 ans.
Quelle est la date limite pour soumettre une vidéo à PLURAL+?
Toutes les vidéos doivent être reçues au plus tard à 00h00 minuit (heure de la ville de New York) le 1er juillet 2012. Les vidéos reçues après cette date ne seront pas considérées par les organisateurs de PLURAL+.
Quel devrait être le sujet de ma vidéo?
Une vidéo devrait porter sur la migration et la diversité – deux choses qui sont très importantes pour notre monde de plus en plus global. PLURAL+ souhaite que les jeunes partagent leurs pensées au sujet de l’intégration des migrants, l’inclusion, l’identité, la diversité, les droits de l’homme et l’unité sociale.
De quel style devrait être ma vidéo?
PLURAL+ encourage la créativité. Les vidéos peuvent être faites dans n’importe quel style ou genre – animation, documentaire, drame, vidéo musicale, comédie, etc. – c’est a vous de choisir le style qui véhicule le mieux vos idées au sujet de la migration et de la diversité. Par contre, assurez-vous que votre vidéo est envoyée sur un DVD et contient des sous-titres en anglais si la langue originale n’est pas l’anglais.
Combien de temps ma vidéo devrait-elle durer? 
Les vidéos doivent durer entre 1 et 5 minutes, générique et crédits inclus. Les vidéos ayant une durée plus courte ou plus longue que ceci ne seront pas considérées.
Dans quel format ma vidéo devrait-elle être soumise? 
Les vidéos doivent être soumises de preference en format DVD mais il est aussi possible de les telecharger sur une plateforme de partage de ficheirs (voir regles et reglements).
Dans quelle langue ma vidéo devrait-elle être soumise? 
Votre vidéo peut être produite dans la langue de votre choix. Cependant si la langue de votre vidéo n’est pas l’anglais, vous devez inclure des sous-titres en anglais.
Je veux prendre part à PLURAL+ mais n’ai pas accès à une camera vidéo  ou à de l’équipement de production. Qu’est-ce que je peux faire? 
PLURAL+ compile actuellement une base de données d’organismes de partout dans le monde qui peuvent pouvoir vous aider. Revenez sous peu pour plus de détails.
2.    Soumettre une vidéo à PLURAL+
De quelle langue puis-je me servir pour correspondre avec PLURAL+?
La langue officielle de PLURAL+ est l’anglais. Tandis que les Règles et règlements et les Questions fréquemment posées sont disponibles en arabe, anglais, français et espagnol, la langue de correspondance de PLURAL+ est limitée à l’anglais. Le formulaire de soumission doit être complété en anglais.
Qu’est-ce que je devrais inclure dans mon dossier de soumission? 
Vous devez inclure ce qui suit :
a) Un formulaire de soumission complet et signé (voir regles et reglements)
b) Votre DVD
Qu’est ce que je devrais inclure dans mon email si j’envoie ma video sur une platforme d’hebergement?
Vous devez inclure ce qui suit :
a) Un formulaire de soumission complet et signé (voir regles et reglements)
b) Un mail au format text avec le titre de la video, le nom des auteurs, le lien ou peut etre trouvee la video et votre adresse email. (voir regles et reglements)

Où dois-je envoyer mon dossier de soumission?
Envoyez votre formulaire de soumission et votre vidéo sur DVD dans un même paquet à :
PLURAL+ 2010 Video Festival
Alliance des Civilisations – Organisation des Nations Unies
The Chrysler Building
405 Lexington Avenue, 5th floor
New York, NY 10174
USA
Téléphone : +1-212-457-1796
Ou est ce que je dois envoyer mon email (en cas de soumission electronique)?
Les participants doivent envoyer un email a: plural@unaoc.org
Si j’envoie ma vidéo à PLURAL+, est-ce qu’elle demeure mienne? 
Oui ! Lorsque vous envoyez votre vidéo à PLURAL+, vous acceptez que PLURAL+distribue et publicise votre vidéo afin d’amplifier la voie de la jeunesse dans les médias relativement à la migration et la diversité. Par contre, la vidéo est encore à vous. Ceci signifie que même si vous soumettez votre vidéo à PLURAL+, vous pouvez encore le soumettre à d’autres festivals, concours, etc.
3.    Processus de sélection de PLURAL+
Comment les vidéos sont-elles jugées par PLURAL+? 
L’évaluation des vidéos soumises à PLURAL+ sera effectuée par un jury international. Les noms et les biographies des membres de ce jury sont disponibles sur le site Web. Il y aura 3 catégories d’âges qui guideront l’évaluation des vidéos : 9-12 ans, 13-17 ans, et 18-25 ans.
Est-ce qu’il y aura juste un gagnant ou y aura-t-il des seconds aussi?
Il y aura une série de prix attribués par PLURAL+. Le prix PLURAL+ sera attribué à une vidéo par catégorie d’âge (3 prix PLURAL+ en tout). De plus, d’autres organismes associés à PLURAL+ attribueront des prix additionnels.
Quels sont les prix? 
L’objectif principal de PLURAL+ est de permettre aux propos des jeunes d’être publicisés et partagés avec le monde. En d’autres mots, PLURAL+ chercher à augmenter le profil des jeunes réalisateurs de vidéos afin que leurs opinions soient entendus par plus de gens partout dans le monde. Si vous gagnez un prix dans le cadre de PLURAL+, votre vidéo sera vue sur la scène internationale, via  par exemple, l’Internet, des diffusions médiatiques, et d’autres occasions ciblées partout autour du monde. De cette façon, votre message sera global!
Chacun des 3 gagnants du prix PLURAL+ recevra une prime en espèces de US$1 000. D’autres récompenses et prix pourraient inclure de l’équipement ou des opportunités de développement professionnel.
Quand est-ce que les gagnants seront annoncés? 
Les vidéos soumises à PLURAL+ et identifiées comme finalistes seront affichées sur la plate-forme électronique de l’UNESCO a la mi-octobre 2012. De ces finalistes, environ 15 vidéos seront identifiées comme gagnantes de prix. On communiquera avec les gagnants de PLURAL+ le 15 octobre 2012 au plus tard. Les noms des gagnants seront annoncés publiquement le 6 decembre 2012 lors d’une cérémonie tenue à New York.
Est-ce que PLURAL+ communiquera avec moi si je ne suis pas un gagnant? 
Oui, nous communiquerons avec tous les concurrents par courriel afin de partager avec eux les décisions du jury. En plus, tous les concurrents qui sont conformes aux règles et règlements de PLURAL+ recevront des certificats de participation.
Si je suis parent avec un membre du jury, est-ce que je peux prendre part à PLURAL+? 
Les membres de la famille immédiate des membres du jury ne sont pas éligibles à PLURAL+. Dans le cadre de PLURAL+, les membres de la famille immédiate sont des frères ou sœurs, des enfants, et des petits-enfants des membres du jury.
Quel usage fera-t-on de ma vidéo? 
PLURAL+ est convaincu que les vues et les avis des jeunes au sujet de la migration doivent être entendus par la communauté globale. PLURAL+ pense que ceci peut se faire via une vaste distribution des vidéos sur des plateformes variées y compris les émissions, la diffusion, l’Internet, les festivals de films et le DVD. PLURAL+ donne aux jeunes la possibilité de communiquer via les media avec de preneurs de décisions et la société dans son ensemble afin de partager leurs opinions au sujet de la migration et de la diversité.
4.    Soutenir PLURAL+

Je représente une organisation qui est intéressée à collaborer ou soutenir PLURAL+? Est-ce possible?

Oui! PLURAL+ travaille avec un groupe d’organismes divers provenant de partout dans le monde. Nous sommes ouverts à la collaboration et à l’appui de nouveaux organismes. Veuillez communiquer avec nous à plural@unaoc.org.

Journée mondiale de commémoration en mémoire des victimes de l'holocauste.

"Lorsque le Commandant Suprême des Forces Alliées, le Général Dwight Eisenhower, découvrit les victimes des camps de la morten en Europe, il ordonna de prendre toutes les photographies possibles, et que les allemands des villages voisins soient guidés à travers les camps et même qu’ils enterrent les morts.
Il le fit parce que, comme il dit lui-même à ce sujet:“ Que tout soit enregistré – obtenez les films – trouvez les témoins, parce qu’au cours de l’histoire, il se trouvera quelqu’un qui se lèvera et  proclamera que cela n’a jamais existé "


L'HOLOCAUSTE
La Shoah désignée également sous les noms d’Holocauste ou de génocide juif est l'extermination systématique par l'Allemagne nazie des deux tiers de la population juive européenne totale et environ 40 % des Juifs du monde, pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce bilan représente, selon les estimations des historiens, entre cinq et six millions de victimes: la Shoah (ou « Solution finale à la question juive »: die Endlösung der Judenfrage des nazis) est le seul génocide industrialisé de l'histoire. Ce génocide particulier est également appelé « judéocide ».

Afin de perpétuer la mémoire mondiale sur cet acte ignoble, surtout auprès des enfants, L'UNESCO a désigné le 31 janvier comme journée mondiale de commémoration en mémoire   des victimes de l'holocauste.  Par cette journée internationale de commémoration, l'UNESCO rappelle son engagement continu à soutenir et encourager l'enseignement de l'Holocauste dans les Etats membres, et rend hommage aux victimes de l’Holocauste à travers une cérémonie qui réunit chaque année représentants des délégations nationales, des gouvernements et de la société civile.

Pour 2012, dans un message à l’occasion de la Journée internationale en mémoire des victimes de l’Holocauste (27 janvier), Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, déclare : « La transmission de la mémoire de l’Holocauste est un pilier de cette lutte contre l’ignorance et les préjugés, par l’éducation aux valeurs humanistes, le partage des cultures et la connaissance de l’histoire ». Mme Bokova réaffirme également la détermination de l’UNESCO à combattre tout déni de l’Holocauste. Elle déclare : « L’action éducative est la clé de ce combat et c’est là que réside la spécificité du travail de l’UNESCO, auprès des jeunes, pour la formation des professeurs ou la conception de programmes scolaires. »
L'UNESCO reconnaît que l'enseignement des leçons de l'Holocauste est essentiel pour le respect des droits humains, des libertés fondamentales et des valeurs de tolérance et de respect mutuel.
Les États Membres des Nations Unies sont encouragés à élaborer des programmes éducatifs pour transmettre la mémoire de l'Holocauste aux générations futures, afin d’empêcher que le génocide ne se reproduise. L'UNESCO promeut ces matériaux d'apprentissage et fournit une plateforme pour les institutions, les enseignants, les étudiants et les parties intéressées d'accéder aux ressources sur l'éducation à la mémoire de l'Holocauste. 
Il est temps qu'en Haïti, nous commencions à parler de la Shoah à nos enfants, nos élèves. Il est grand temps qu'ils apprennent les atrocités que peut commettre un homme afin de pouvoir se démarquer des bas instincts et devenir de véritables hommes. Il est temps de leur faire lire «  Au nom de tous les miens », « Le journal d’Anne Franck » et d’autres livres qui racontent les cruautés qui ont eu lieu au 20e siècle pour enfin arriver à dire « Jamais Plus ».

Pour ce 31 janvier 2012, La coordination du réSEAU souhaite que les écoles associées prennent le temps de débattre du sujet de l’holocauste avec leurs élèves, dans le cadre des cours de sciences sociales, de philosophie ou tout autre cours suivant les compétences des professeurs. Des groupes de recherche peuvent être constitués dans les plus grandes classes pour approfondir le sujet et venir en parler aux plus petits.

« Tout ce qui est nécessaire pour que le mal triomphe, est que les hommes bons ne fassent rien »
(Edmund Burke)

Pour plus d’informations :



Etonnants Voyageurs : la littérature en partage

Le 2 février prochain, un groupe d'écrivains haïtiens et étrangers se rendront dans une quinzaine d'établissements scolaires de la capitale pour rencontrer des collégiens et lycéens des écoles publiques et privées. Chacune de ces écoles ayant invité une ou deux écoles de la zone, le nombre d'écoles touchées dépassera la trentaine, le nombre d'élèves avoisinant le millier.

Le 2 février prochain, un autre groupe d'écrivains haïtiens et étrangers iront dans 9 villes de province. Aussi pour rencontrer des élèves de différents établissements scolaires de la ville regroupés dans un CLAC (Centre de lecture et d'activités culturelles) ou dans une Alliance française, et aussi dans la bibliothèque Georges Castera du Limbé.

Le Festival Etonnants Voyageurs qui se tiendra du 1er au 5 février en Haïti c'est aussi des débats, tables rondes, projections de films suivis de rencontres avec des réalisateurs, spectacles et petits déjeuners littéraires. Mais la journée du jeudi 2 février est exclusivement réservée aux jeunes des écoles.

Pourquoi ? Pour offrir à ces jeunes l'opportunité de rencontrer des auteurs contemporains, de leur poser des questions, de les entendre parler de leurs pratiques d'écriture, lire des extraits de leurs textes, de voir leurs livres. Pour offrir à ces jeunes l'opportunité de se rendre compte que la littérature n'est pas enfermée dans des pages moisies ou neuves d'un manuel, qu'elle n'est pas inscrite sur la surface du tableau vert ou noir, qu'elle n'est pas réduite à des sujets d'examen du bac, mais qu'elle est vivante. Qu'elle fait partie de la vie, qu'elle transmet des regards sur la vie et les hommes, sur les relations humaines, sur les horreurs et les merveilles que peuvent créer les humains, sur les sentiments et émotions qui les définissent, sur des situations complexes qui les poussent au-delà d'eux-mêmes. En 2007, les élèves des établissements de Delmas ont pu échanger avec Maryse Condé et Dany Laferrière, ceux du Lycée des jeunes filles où s'étaient regroupés d'autres élèves de la zone ont écouté et posé des questions à Gisèle Pineau et Évelyne Trouillot, d'autres ont vu Ernest Pépin, d'autres Claude Pierre, d'autres encore Wilfried N'sondé et Louis-Philippe Dalembert. A Thomassin, en Plaine du Cul-de-sac, à Carrefour, à Pétion-ville.

La littérature était ici avec ces jeunes, la littérature sera encore avec eux ce jeudi 2 février, à Port-au-Prince et dans ses environs, aux Gonaïves, à Jacmel, à Jérémie, à Port-de-Paix, à Hinche, au Cap-Haitien et à Limbé, à Verrettes, aux Cayes, à proximité, soudain vivante et dynamique.

Pour les collégiens et lycéens haïtiens ces rencontres sont particulièrement importantes. En dépit des pétitions de professeurs de littérature et d'écrivains, malgré les nombreux commentaires désabusés des enseignants de littérature haïtienne et française, le programme de littérature dans nos écoles demeure un anachronisme. Coincé entre les pionniers et Etzer Vilaire pour ce qui concerne la littérature nationale, figé entre Ronsard et Voltaire pour la littérature française, il présente une image pour le moins sclérosé de la littérature. Des problèmes structurels additionnels viennent s'y greffer ; des inégalités sociales affectent les résultats selon les établissements scolaires qui, pour la plupart, n'ont pas de bibliothèque. Sans parler des conditions de vie précaires qui rendent tout apprentissage encore plus difficile pour beaucoup de nos jeunes. Le jeudi 2 février 2012 ce sera une rencontre où des jeunes d'écoles différentes seront réunis pour parler à deux auteurs, un haïtien et un étranger.

Pour ces auteurs, c'est aussi un moment privilégié qu'ils anticipent avec joie. Rencontrer des jeunes nourrit souvent l'écrivain, lui permet de se regarder avec plus d'objectivité, le force à interroger ou confirmer certains choix, l'oriente vers d'autres. Lui donne cette opportunité d'entendre des voix parfois sans complaisance.

Etonnants voyageurs : le jeudi 2 février 2012, la littérature haïtienne et étrangère s'ouvrira aux écoliers haïtiens.

Cette journée d'échanges constitue un espace ouvert.

           Un moment magique où la littérature force les pages des manuels et les portes des bibliothèques pour sortir dans la rue, à la rencontre des jeunes, pour leur tendre la main et leur dire : Partageons cette aventure.

’’Le Patrimoine mondial aux mains des jeunes’’

Mobiliser les jeunes pour la préservation du patrimoine mondial

Lancé en 1994, avec le Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO, le Projet spécial de l’UNESCO « Participation des jeunes à la préservation et à la promotion du patrimoine mondial », donne l’occasion aux jeunes de faire entendre leurs préoccupations et de s’impliquer dans la protection du patrimoine naturel et culturel de notre planète.  
Titré ‘’Le Patrimoine mondial aux mains des jeunes’’, ce projet fournit aux jeunes les connaissances suffisantes, les compétences, le réseau et la possibilité de s’impliquer dans la protection du patrimoine mondial à un niveau local et mondial. Des nouvelles approches pédagogiques sont mises en place pour mobiliser les jeunes à participer activement à la promotion du patrimoine mondial.

Outils.-
-        Un kit sur l'éducation au Patrimoine mondial pour les enseignants a été élaboré et testé dans des Ecoles associées du monde entier. Cet outil interactif très complet présente la Convention du patrimoine mondial et les sites inscrits  et propose des activités pratiques à réaliser. Il a été traduit dans près de 30 langues.

-        Un 2e kit : Les aventures de Patrimonito et le patrimoine mondial est une série de dessins animés adressés aux jeunes. Dans chaque épisode dont la vedette est ‘’Patrimonito’’, le jeune gardien du patrimoine, celui-ci présente un site du patrimoine mondial et les menaces auxquelles il est exposé, et indique aux jeunes comment ils peuvent contribuer à la préservation de leur patrimoine. Cette activité favorise chez les jeunes une prise de conscience de l’importance de notre patrimoine commun et de sa préservation, et aide à transmettre cette information aux jeunes générations ainsi qu’au grand public.

-        Des matériels multimédias (CD-ROM et DVD) ont également été produits ou sont en préparation.

Activités

-        Forums internationaux de jeunes sur le patrimoine, des séminaires de formation pour les enseignants et pour les jeunes, des cours sur une approche concrète à la préservation sont organisés dans le cadre de ce projet.

-        En Haïti, un forum national de Jeunes, le rallye jeunesse de la Mémoire, a été organisé en 2009, et a réuni enseignants élèves de dix départements géographiques dans le département du Nord d’Haïti. Environ 150 jeunes ont pris connaissance du patrimoine haïtien dans ses aspects naturel et culturel, immatériel et physique. Ils ont visité plusieurs sites du patrimoine historique dont le Parc national historique avec l’Eglise de Milot, le Palais Sans-Souci et la Citadelle Laferrière.

-        La Commission nationale haïtienne de coopération avec l’UNESCO et le réseau des Ecoles haïtiennes associées de l’UNESCO ont ensuite organisé deux autres forums sur le patrimoine naturel haïtien, l’un à Forêt-des-pins en 2009 (département de l’Ouest, Rallye jeunesse de l’environnement) et l’autre à Camp-Perrin en 2011, (département du Sud, Rallye Jeunesse de l’Eau). Environ 150 jeunes issus des dix départements géographiques du pays ont pris part à ces actions de mobilisation des jeunes générations à la prise en charge du patrimoine national et mondial.

Si l’éducation au patrimoine mondial est intégrée dans les curricula des écoles secondaires, les élèves peuvent acquérir des connaissances sur les sites du patrimoine mondial, sur l’histoire et les traditions de leurs propres cultures et de celles d’autres populations, ainsi que sur l’écologie et l’importance de la protection de la biodiversité.   
Autres ressources.-

Lecture
UNE MALLETTE PEDAGOGIQUE POUR INCITER LES JEUNES A SE MOBILISER POUR LA PRESERVATION DU PATRIMOINE MONDIAL
Paris, 4 juin {n°99-124} - L'Antiquité avait ses sept merveilles du monde ; une seule - les pyramides d'Egypte - est parvenue jusqu'à nous. Quelles sont les sept merveilles du monde d'aujourd'hui ? Cette question figure parmi les 42 suggestions d'activités de la mallette pédagogique sur le patrimoine mondial que l'UNESCO vient d'élaborer, avec le concours de la Fondation Rhône Poulenc/Institut de France, et qui va être utilisé à titre expérimental dans des écoles secondaires de près d'une centaine de pays.

Federico Mayor, Directeur général de l'UNESCO, et Jean-René Fourtou, Président-Directeur général de Rhône-Poulenc, ont présenté aujourd'hui à la presse ce kit éducatif intitulé Le patrimoine mondial entre les mains des jeunes : connaître, aimer, agir.

Fondé sur une approche interactive et pluridisciplinaire, ce matériel pédagogique permet aux élèves de découvrir les sites du patrimoine mondial, de mieux comprendre l'histoire de leur propre culture et de celles des autres. Il donne aux jeunes l'occasion de s'exprimer et de s'engager dans la protection du patrimoine naturel et culturel mondial.

Ils apprendront ainsi que, depuis 1972, la Convention concernant la protection du patrimoine mondial culturel et naturel protège les plus beaux sites et monuments de la planète : 582 sites (445 sites culturels, 117 sites naturels, 20 sites dont l'intérêt est à la fois culturel et naturel ) répartis dans 114 Etats.

" C'est en choisissant les enseignants comme partenaires que l'UNESCO saura le mieux transmettre le message de la Convention du patrimoine mondial à des millions de jeunes, dont certains seront les décideurs et les responsables politiques de demain ", a déclaré à ce propos le Directeur général de l'UNESCO, Federico Mayor.

Pour sa part, Jean-René Fourtou, Président-Directeur général de Rhône-Poulenc, a souligné : " Nous vivons dans un monde en mutation rapide où chacun a besoin de réaffirmer son identité, tout en s'ouvrant aux autres cultures. Parce qu'il s'attache à éveiller l'engagement des jeunes vis-à-vis de leur patrimoine naturel et culturel, ce kit pédagogique est porteur de valeurs communes aux générations d'aujourd'hui et de demain ".

La mallette pédagogique - 1 500 exemplaires en français, 2 500 en anglais, bientôt des versions en arabe et espagnol - va être distribuée dans les écoles secondaires du réseau des écoles associées à l'UNESCO dans le monde. Elle se présente sous la forme d'un cartable et d'un classeur organisé autour de cinq sections thématiques - la Convention du patrimoine mondial ; Patrimoine mondial et identité ; Patrimoine mondial et tourisme ; Patrimoine mondial et environnement ; Patrimoine mondial et culture de la paix. Les enseignants ont à leur disposition un abondant matériel didactique : glossaire, liste d'adresses utiles, liste d'ouvrages de référence, texte de la Convention du patrimoine mondial, brèves descriptions des sites du patrimoine mondial, carte du patrimoine mondial, 25 photographies laminées de sites, affiche et autocollants.

Cet ensemble pédagogique est le résultat d'un travail de plusieurs années et bénéficie de nombreux soutiens. En 1994, le Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO et le Système des écoles associées à l'Organisation ont lancé un projet interrégional intitulé Participation des jeunes à la sauvegarde et à la promotion du patrimoine mondial. Ce projet - qui jouit du soutien financier et des conseils de la Fondation Rhône-Poulenc/Institut de France dès l'origine, des concours de l'Agence norvégienne pour la coopération au développement (NORAD) et du Fonds du patrimoine mondial - a permis d'introduire l'éducation sur le patrimoine mondial dans plus de 300 écoles secondaires de 90 pays d'Europe, d'Afrique et de la région Asie-Pacifique. Mais l'insuffisance des moyens mis à la disposition des enseignants dans ce domaine s'est vite fait sentir et l'idée du kit s'est imposée lors du premier Forum des jeunes sur le patrimoine mondial, qui s'est tenu en 1995 à Bergen (Norvège).

La production d'un matériel pédagogique utilisable par des professeurs de différentes disciplines et dans toutes les régions du monde constitue un défi de taille. Le kit sur le patrimoine mondial a bénéficié des observations et recommandations d'experts et de près de 400 élèves et professeurs de nombreux pays. Il ne constitue pourtant qu'une étape. Il va être testé - le classeur intègre un formulaire d'évaluation - par le plus grand nombre d'enseignants possibles et adapté à de nombreuses situations locales ou nationales. Cette phase d'expérimentation sur grande échelle ouvrira la voie à de multiples adaptations, traductions et coéditions avec les Etats membres de l'UNESCO.