"Les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix."
Acte constitutif de l’UNESCO

Excursion

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Préserver l'eau c'est préserver la vie. Quelle décision prends-tu aujourd'hui pour demain?.

Journée mondiale de commémoration en mémoire des victimes de l'holocauste.

"Lorsque le Commandant Suprême des Forces Alliées, le Général Dwight Eisenhower, découvrit les victimes des camps de la morten en Europe, il ordonna de prendre toutes les photographies possibles, et que les allemands des villages voisins soient guidés à travers les camps et même qu’ils enterrent les morts.
Il le fit parce que, comme il dit lui-même à ce sujet:“ Que tout soit enregistré – obtenez les films – trouvez les témoins, parce qu’au cours de l’histoire, il se trouvera quelqu’un qui se lèvera et  proclamera que cela n’a jamais existé "


L'HOLOCAUSTE
La Shoah désignée également sous les noms d’Holocauste ou de génocide juif est l'extermination systématique par l'Allemagne nazie des deux tiers de la population juive européenne totale et environ 40 % des Juifs du monde, pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce bilan représente, selon les estimations des historiens, entre cinq et six millions de victimes: la Shoah (ou « Solution finale à la question juive »: die Endlösung der Judenfrage des nazis) est le seul génocide industrialisé de l'histoire. Ce génocide particulier est également appelé « judéocide ».

Afin de perpétuer la mémoire mondiale sur cet acte ignoble, surtout auprès des enfants, L'UNESCO a désigné le 31 janvier comme journée mondiale de commémoration en mémoire   des victimes de l'holocauste.  Par cette journée internationale de commémoration, l'UNESCO rappelle son engagement continu à soutenir et encourager l'enseignement de l'Holocauste dans les Etats membres, et rend hommage aux victimes de l’Holocauste à travers une cérémonie qui réunit chaque année représentants des délégations nationales, des gouvernements et de la société civile.

Pour 2012, dans un message à l’occasion de la Journée internationale en mémoire des victimes de l’Holocauste (27 janvier), Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, déclare : « La transmission de la mémoire de l’Holocauste est un pilier de cette lutte contre l’ignorance et les préjugés, par l’éducation aux valeurs humanistes, le partage des cultures et la connaissance de l’histoire ». Mme Bokova réaffirme également la détermination de l’UNESCO à combattre tout déni de l’Holocauste. Elle déclare : « L’action éducative est la clé de ce combat et c’est là que réside la spécificité du travail de l’UNESCO, auprès des jeunes, pour la formation des professeurs ou la conception de programmes scolaires. »
L'UNESCO reconnaît que l'enseignement des leçons de l'Holocauste est essentiel pour le respect des droits humains, des libertés fondamentales et des valeurs de tolérance et de respect mutuel.
Les États Membres des Nations Unies sont encouragés à élaborer des programmes éducatifs pour transmettre la mémoire de l'Holocauste aux générations futures, afin d’empêcher que le génocide ne se reproduise. L'UNESCO promeut ces matériaux d'apprentissage et fournit une plateforme pour les institutions, les enseignants, les étudiants et les parties intéressées d'accéder aux ressources sur l'éducation à la mémoire de l'Holocauste. 
Il est temps qu'en Haïti, nous commencions à parler de la Shoah à nos enfants, nos élèves. Il est grand temps qu'ils apprennent les atrocités que peut commettre un homme afin de pouvoir se démarquer des bas instincts et devenir de véritables hommes. Il est temps de leur faire lire «  Au nom de tous les miens », « Le journal d’Anne Franck » et d’autres livres qui racontent les cruautés qui ont eu lieu au 20e siècle pour enfin arriver à dire « Jamais Plus ».

Pour ce 31 janvier 2012, La coordination du réSEAU souhaite que les écoles associées prennent le temps de débattre du sujet de l’holocauste avec leurs élèves, dans le cadre des cours de sciences sociales, de philosophie ou tout autre cours suivant les compétences des professeurs. Des groupes de recherche peuvent être constitués dans les plus grandes classes pour approfondir le sujet et venir en parler aux plus petits.

« Tout ce qui est nécessaire pour que le mal triomphe, est que les hommes bons ne fassent rien »
(Edmund Burke)

Pour plus d’informations :



Etonnants Voyageurs : la littérature en partage

Le 2 février prochain, un groupe d'écrivains haïtiens et étrangers se rendront dans une quinzaine d'établissements scolaires de la capitale pour rencontrer des collégiens et lycéens des écoles publiques et privées. Chacune de ces écoles ayant invité une ou deux écoles de la zone, le nombre d'écoles touchées dépassera la trentaine, le nombre d'élèves avoisinant le millier.

Le 2 février prochain, un autre groupe d'écrivains haïtiens et étrangers iront dans 9 villes de province. Aussi pour rencontrer des élèves de différents établissements scolaires de la ville regroupés dans un CLAC (Centre de lecture et d'activités culturelles) ou dans une Alliance française, et aussi dans la bibliothèque Georges Castera du Limbé.

Le Festival Etonnants Voyageurs qui se tiendra du 1er au 5 février en Haïti c'est aussi des débats, tables rondes, projections de films suivis de rencontres avec des réalisateurs, spectacles et petits déjeuners littéraires. Mais la journée du jeudi 2 février est exclusivement réservée aux jeunes des écoles.

Pourquoi ? Pour offrir à ces jeunes l'opportunité de rencontrer des auteurs contemporains, de leur poser des questions, de les entendre parler de leurs pratiques d'écriture, lire des extraits de leurs textes, de voir leurs livres. Pour offrir à ces jeunes l'opportunité de se rendre compte que la littérature n'est pas enfermée dans des pages moisies ou neuves d'un manuel, qu'elle n'est pas inscrite sur la surface du tableau vert ou noir, qu'elle n'est pas réduite à des sujets d'examen du bac, mais qu'elle est vivante. Qu'elle fait partie de la vie, qu'elle transmet des regards sur la vie et les hommes, sur les relations humaines, sur les horreurs et les merveilles que peuvent créer les humains, sur les sentiments et émotions qui les définissent, sur des situations complexes qui les poussent au-delà d'eux-mêmes. En 2007, les élèves des établissements de Delmas ont pu échanger avec Maryse Condé et Dany Laferrière, ceux du Lycée des jeunes filles où s'étaient regroupés d'autres élèves de la zone ont écouté et posé des questions à Gisèle Pineau et Évelyne Trouillot, d'autres ont vu Ernest Pépin, d'autres Claude Pierre, d'autres encore Wilfried N'sondé et Louis-Philippe Dalembert. A Thomassin, en Plaine du Cul-de-sac, à Carrefour, à Pétion-ville.

La littérature était ici avec ces jeunes, la littérature sera encore avec eux ce jeudi 2 février, à Port-au-Prince et dans ses environs, aux Gonaïves, à Jacmel, à Jérémie, à Port-de-Paix, à Hinche, au Cap-Haitien et à Limbé, à Verrettes, aux Cayes, à proximité, soudain vivante et dynamique.

Pour les collégiens et lycéens haïtiens ces rencontres sont particulièrement importantes. En dépit des pétitions de professeurs de littérature et d'écrivains, malgré les nombreux commentaires désabusés des enseignants de littérature haïtienne et française, le programme de littérature dans nos écoles demeure un anachronisme. Coincé entre les pionniers et Etzer Vilaire pour ce qui concerne la littérature nationale, figé entre Ronsard et Voltaire pour la littérature française, il présente une image pour le moins sclérosé de la littérature. Des problèmes structurels additionnels viennent s'y greffer ; des inégalités sociales affectent les résultats selon les établissements scolaires qui, pour la plupart, n'ont pas de bibliothèque. Sans parler des conditions de vie précaires qui rendent tout apprentissage encore plus difficile pour beaucoup de nos jeunes. Le jeudi 2 février 2012 ce sera une rencontre où des jeunes d'écoles différentes seront réunis pour parler à deux auteurs, un haïtien et un étranger.

Pour ces auteurs, c'est aussi un moment privilégié qu'ils anticipent avec joie. Rencontrer des jeunes nourrit souvent l'écrivain, lui permet de se regarder avec plus d'objectivité, le force à interroger ou confirmer certains choix, l'oriente vers d'autres. Lui donne cette opportunité d'entendre des voix parfois sans complaisance.

Etonnants voyageurs : le jeudi 2 février 2012, la littérature haïtienne et étrangère s'ouvrira aux écoliers haïtiens.

Cette journée d'échanges constitue un espace ouvert.

           Un moment magique où la littérature force les pages des manuels et les portes des bibliothèques pour sortir dans la rue, à la rencontre des jeunes, pour leur tendre la main et leur dire : Partageons cette aventure.

’’Le Patrimoine mondial aux mains des jeunes’’

Mobiliser les jeunes pour la préservation du patrimoine mondial

Lancé en 1994, avec le Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO, le Projet spécial de l’UNESCO « Participation des jeunes à la préservation et à la promotion du patrimoine mondial », donne l’occasion aux jeunes de faire entendre leurs préoccupations et de s’impliquer dans la protection du patrimoine naturel et culturel de notre planète.  
Titré ‘’Le Patrimoine mondial aux mains des jeunes’’, ce projet fournit aux jeunes les connaissances suffisantes, les compétences, le réseau et la possibilité de s’impliquer dans la protection du patrimoine mondial à un niveau local et mondial. Des nouvelles approches pédagogiques sont mises en place pour mobiliser les jeunes à participer activement à la promotion du patrimoine mondial.

Outils.-
-        Un kit sur l'éducation au Patrimoine mondial pour les enseignants a été élaboré et testé dans des Ecoles associées du monde entier. Cet outil interactif très complet présente la Convention du patrimoine mondial et les sites inscrits  et propose des activités pratiques à réaliser. Il a été traduit dans près de 30 langues.

-        Un 2e kit : Les aventures de Patrimonito et le patrimoine mondial est une série de dessins animés adressés aux jeunes. Dans chaque épisode dont la vedette est ‘’Patrimonito’’, le jeune gardien du patrimoine, celui-ci présente un site du patrimoine mondial et les menaces auxquelles il est exposé, et indique aux jeunes comment ils peuvent contribuer à la préservation de leur patrimoine. Cette activité favorise chez les jeunes une prise de conscience de l’importance de notre patrimoine commun et de sa préservation, et aide à transmettre cette information aux jeunes générations ainsi qu’au grand public.

-        Des matériels multimédias (CD-ROM et DVD) ont également été produits ou sont en préparation.

Activités

-        Forums internationaux de jeunes sur le patrimoine, des séminaires de formation pour les enseignants et pour les jeunes, des cours sur une approche concrète à la préservation sont organisés dans le cadre de ce projet.

-        En Haïti, un forum national de Jeunes, le rallye jeunesse de la Mémoire, a été organisé en 2009, et a réuni enseignants élèves de dix départements géographiques dans le département du Nord d’Haïti. Environ 150 jeunes ont pris connaissance du patrimoine haïtien dans ses aspects naturel et culturel, immatériel et physique. Ils ont visité plusieurs sites du patrimoine historique dont le Parc national historique avec l’Eglise de Milot, le Palais Sans-Souci et la Citadelle Laferrière.

-        La Commission nationale haïtienne de coopération avec l’UNESCO et le réseau des Ecoles haïtiennes associées de l’UNESCO ont ensuite organisé deux autres forums sur le patrimoine naturel haïtien, l’un à Forêt-des-pins en 2009 (département de l’Ouest, Rallye jeunesse de l’environnement) et l’autre à Camp-Perrin en 2011, (département du Sud, Rallye Jeunesse de l’Eau). Environ 150 jeunes issus des dix départements géographiques du pays ont pris part à ces actions de mobilisation des jeunes générations à la prise en charge du patrimoine national et mondial.

Si l’éducation au patrimoine mondial est intégrée dans les curricula des écoles secondaires, les élèves peuvent acquérir des connaissances sur les sites du patrimoine mondial, sur l’histoire et les traditions de leurs propres cultures et de celles d’autres populations, ainsi que sur l’écologie et l’importance de la protection de la biodiversité.   
Autres ressources.-

Lecture
UNE MALLETTE PEDAGOGIQUE POUR INCITER LES JEUNES A SE MOBILISER POUR LA PRESERVATION DU PATRIMOINE MONDIAL
Paris, 4 juin {n°99-124} - L'Antiquité avait ses sept merveilles du monde ; une seule - les pyramides d'Egypte - est parvenue jusqu'à nous. Quelles sont les sept merveilles du monde d'aujourd'hui ? Cette question figure parmi les 42 suggestions d'activités de la mallette pédagogique sur le patrimoine mondial que l'UNESCO vient d'élaborer, avec le concours de la Fondation Rhône Poulenc/Institut de France, et qui va être utilisé à titre expérimental dans des écoles secondaires de près d'une centaine de pays.

Federico Mayor, Directeur général de l'UNESCO, et Jean-René Fourtou, Président-Directeur général de Rhône-Poulenc, ont présenté aujourd'hui à la presse ce kit éducatif intitulé Le patrimoine mondial entre les mains des jeunes : connaître, aimer, agir.

Fondé sur une approche interactive et pluridisciplinaire, ce matériel pédagogique permet aux élèves de découvrir les sites du patrimoine mondial, de mieux comprendre l'histoire de leur propre culture et de celles des autres. Il donne aux jeunes l'occasion de s'exprimer et de s'engager dans la protection du patrimoine naturel et culturel mondial.

Ils apprendront ainsi que, depuis 1972, la Convention concernant la protection du patrimoine mondial culturel et naturel protège les plus beaux sites et monuments de la planète : 582 sites (445 sites culturels, 117 sites naturels, 20 sites dont l'intérêt est à la fois culturel et naturel ) répartis dans 114 Etats.

" C'est en choisissant les enseignants comme partenaires que l'UNESCO saura le mieux transmettre le message de la Convention du patrimoine mondial à des millions de jeunes, dont certains seront les décideurs et les responsables politiques de demain ", a déclaré à ce propos le Directeur général de l'UNESCO, Federico Mayor.

Pour sa part, Jean-René Fourtou, Président-Directeur général de Rhône-Poulenc, a souligné : " Nous vivons dans un monde en mutation rapide où chacun a besoin de réaffirmer son identité, tout en s'ouvrant aux autres cultures. Parce qu'il s'attache à éveiller l'engagement des jeunes vis-à-vis de leur patrimoine naturel et culturel, ce kit pédagogique est porteur de valeurs communes aux générations d'aujourd'hui et de demain ".

La mallette pédagogique - 1 500 exemplaires en français, 2 500 en anglais, bientôt des versions en arabe et espagnol - va être distribuée dans les écoles secondaires du réseau des écoles associées à l'UNESCO dans le monde. Elle se présente sous la forme d'un cartable et d'un classeur organisé autour de cinq sections thématiques - la Convention du patrimoine mondial ; Patrimoine mondial et identité ; Patrimoine mondial et tourisme ; Patrimoine mondial et environnement ; Patrimoine mondial et culture de la paix. Les enseignants ont à leur disposition un abondant matériel didactique : glossaire, liste d'adresses utiles, liste d'ouvrages de référence, texte de la Convention du patrimoine mondial, brèves descriptions des sites du patrimoine mondial, carte du patrimoine mondial, 25 photographies laminées de sites, affiche et autocollants.

Cet ensemble pédagogique est le résultat d'un travail de plusieurs années et bénéficie de nombreux soutiens. En 1994, le Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO et le Système des écoles associées à l'Organisation ont lancé un projet interrégional intitulé Participation des jeunes à la sauvegarde et à la promotion du patrimoine mondial. Ce projet - qui jouit du soutien financier et des conseils de la Fondation Rhône-Poulenc/Institut de France dès l'origine, des concours de l'Agence norvégienne pour la coopération au développement (NORAD) et du Fonds du patrimoine mondial - a permis d'introduire l'éducation sur le patrimoine mondial dans plus de 300 écoles secondaires de 90 pays d'Europe, d'Afrique et de la région Asie-Pacifique. Mais l'insuffisance des moyens mis à la disposition des enseignants dans ce domaine s'est vite fait sentir et l'idée du kit s'est imposée lors du premier Forum des jeunes sur le patrimoine mondial, qui s'est tenu en 1995 à Bergen (Norvège).

La production d'un matériel pédagogique utilisable par des professeurs de différentes disciplines et dans toutes les régions du monde constitue un défi de taille. Le kit sur le patrimoine mondial a bénéficié des observations et recommandations d'experts et de près de 400 élèves et professeurs de nombreux pays. Il ne constitue pourtant qu'une étape. Il va être testé - le classeur intègre un formulaire d'évaluation - par le plus grand nombre d'enseignants possibles et adapté à de nombreuses situations locales ou nationales. Cette phase d'expérimentation sur grande échelle ouvrira la voie à de multiples adaptations, traductions et coéditions avec les Etats membres de l'UNESCO.